Sur le plateau, un homme seul.

Il nous propose sa philosophie de la vie, laisse parler sa solitude dans ce long soliloque écrit tel une prière, sur un seul souffle.

Il pose des questions, se les pose, ne répond pas mais montre du doigt les égarements de l’être, de l’humanité.

Monologue poignant, saisissant.

De l’enfance à l’age adulte, des souvenirs au présent, il nous retrace une vie, sa vie.

Il parle de père et mère, de famille, de rencontres qui n’en sont pas avec des êtres de chair et de sang qui ne l’entendent pas, mais aussi des « choses du talus » comme il les appelle, petits éléments que nous côtoyons tous les jours sans plus même y penser.

Il nous emporte dans sa solitude, dans son manque de relation, dans cette société qui se déshumanise, qui devient chiffres, jusqu’à cet ultime appel à un dieu hypothétique qui n’est en fait qu’un cri de douleur et une quête vers l’autre, là, juste en face de nous.